L’essentiel en 30 secondes
- Lever et coucher sont deux moments à risque de chute : elle sécurise chaque transfert, du lit au fauteuil, sans tirer par les bras.
- Un ou deux passages par jour, aux horaires de votre proche, avec la même auxiliaire autant que possible.
- L’APA peut financer une partie des heures, et la moitié du reste vous est remboursée par le crédit d’impôt.
- Avec ColombAge, vous restez l’employeur : nous trouvons l’auxiliaire et gérons le contrat, la paie et les remplacements.
Qu’est-ce que l’aide au lever et au coucher ?
Ce sont deux des moments les plus délicats de la journée. Le matin, le corps est raide et la tension peut chuter au moment de se mettre debout. Le soir, la fatigue, et parfois l’angoisse, rendent les gestes moins sûrs. Ce n’est pas un hasard si les pouvoirs publics placent l’aide au lever et au coucher parmi les principales interventions d’aide à domicile. L’auxiliaire de vie ne fait pas de soins médicaux : elle aide aux gestes du quotidien, en lien avec l’infirmier ou le kiné s’ils passent.
Ce que fait l’auxiliaire de vie le matin
Elle arrive à l’heure convenue avec vous, prend des nouvelles et demande comment s’est passée la nuit. Puis elle aide votre proche à se lever, à son rythme, sans le presser. Ce qu’il peut faire seul, elle le laisse faire ; elle n’aide que pour le reste. C’est comme ça que l’on garde son autonomie.
Si l’infirmier ou la pharmacie a préparé le pilulier, elle peut rappeler l’heure des médicaments, sans les administrer elle-même.
- Transfert vers le fauteuil, la chaise percée ou le déambulateur
- Aide à la toilette et à l’habillage
- Petit-déjeuner préparé et pris à table
- Lit refait, chambre aérée, passage dégagé pour la journée
Le soir : comment aider une personne âgée à se coucher
Un bon coucher se prépare : un passage aux toilettes juste avant, des vêtements de nuit faciles à enfiler. L’auxiliaire de vie aide ensuite votre proche à s’asseoir au bord du lit, puis à s’allonger sur le côté en relevant les deux jambes ensemble. Elle l’installe enfin dans la position qu’il préfère, bien calé par des oreillers.
Le coucher, c’est aussi le moment de rassurer. Une lumière douce, quelques minutes de conversation, une boisson, les volets refermés, la veilleuse allumée : ce petit rituel aide à s’endormir plus sereinement.
- Dîner, déshabillage et toilette du soir
- Change et mise en place des protections pour la nuit
- Installation sécurisée dans le lit, barrières si prescrites
- Téléphone, téléassistance, lunettes, verre d’eau et lumière à portée de main
- Chemin vers les toilettes éclairé et libre
- Transmissions à la famille dans le cahier de liaison

Des transferts sans risque de chute : aide humaine ou matériel ?
Passer du lit au fauteuil est le geste le plus technique de tous. Selon l’autonomie de votre proche, l’auxiliaire le guide de la voix, l’aide physiquement ou utilise un matériel adapté. Ces gestes et postures s’apprennent en formation : ils protègent votre proche, et évitent aussi à l’auxiliaire de se blesser.
Tout dépend d’une question : votre proche peut-il prendre appui sur ses jambes ? Parlez du matériel avec le médecin traitant : il peut prescrire un lit médicalisé ou un lève-personne. Si besoin, un kinésithérapeute ou un ergothérapeute vous accompagne aussi ; l’ergothérapeute vous conseillera sur l’aménagement de la chambre.
- Appui fiable sur les deux jambes : guidage verbal, aide humaine légère, barre d’appui, chaussures antidérapantes.
- Appui partiel, fatigue, maladie de Parkinson : aide humaine et poignée de lit ou verticalisateur.
- Appui non sécurisé : transfert avec un lève-personne, selon un protocole écrit.
- Planche, disque ou drap de transfert pour passer au fauteuil.
- Fauteuil releveur : il aide à passer de la position assise à debout.
- Coussins de positionnement : ils soutiennent la posture la nuit et facilitent le lever.
- Barres d’appui, éclairage de nuit et tapis retirés.
Comment lever une personne âgée de son lit, étape par étape
Le lever se fait toujours en plusieurs temps, avec une pause assise au bord du lit le temps que la tension se stabilise. On annonce chaque étape avant de la faire, pour que votre proche ne soit jamais surpris. Et on ne tire jamais par les bras ou les épaules : l’aide passe par le buste et par l’appui des jambes, avec la barre ou la poignée de lit si elles existent.
- S’approcher du bord du lit.
- Se tourner sur le côté, genoux pliés.
- Sortir les jambes du lit.
- Se redresser en poussant sur les mains, sur le matelas ou une poignée.
- Rester assis au bord du lit quelques instants, pieds à plat.
- Se lever doucement en poussant sur les jambes.

Pour qui et à quel moment ?
Cette aide s’adresse aux personnes âgées qui ont du mal à se lever, à s’habiller ou à se coucher seules, à cause de l’âge, d’une maladie, d’un handicap ou d’une simple fatigue passagère. Elle peut durer, quand la perte d’autonomie s’installe, ou ne servir que quelques semaines, après une chute, une opération ou une hospitalisation. Avec la maladie d’Alzheimer ou des troubles de la mémoire, l’auxiliaire guide chaque geste, toujours dans le même ordre.
Souvent, c’est un proche qui donne l’alerte : une chute récente, une nuit passée tout habillé dans le fauteuil, une toilette de plus en plus rapide, des matinées qui commencent de plus en plus tard. Ces signes ne trompent pas : un passage régulier peut éviter l’accident.
Un passage à midi, d’autres services
En plus du matin et du soir, on peut prévoir un passage à midi pour le repas. Cette aide se combine très bien avec les autres services : aide à la toilette, préparation des repas, et présence ou garde de nuit si les nuits deviennent agitées. Autant que possible, c’est la même auxiliaire qui vient : pour votre proche, retrouver un visage familier matin et soir est très rassurant.
Comment financer l’aide au lever et au coucher ?
Plusieurs aides peuvent alléger la facture. L’APA à domicile, versée par le département aux personnes de 60 ans et plus classées en GIR 1 à 4, peut financer des heures d’aide prévues dans le plan d’aide. En GIR 5 ou 6, c’est la caisse de retraite qui peut proposer un plan d’aide ; les deux ne se cumulent pas pour un même besoin.
Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile couvre 50 % des dépenses restant à votre charge, après déduction des aides, dans la limite de 12 000 € par an, majorés de 1 500 € par membre du foyer de plus de 65 ans, sans dépasser 15 000 €. Sans APA ni PCH, l’avance immédiate permet de ne payer chaque mois que la moitié. Avec l’APA ou la PCH, le crédit d’impôt est versé l’année suivante.
Avec une agence mandataire agréée d’aide à domicile comme ColombAge, vous restez l’employeur de l’auxiliaire de vie, et vous gardez le choix de la personne qui vient chez votre proche. De notre côté, nous la recrutons, préparons le contrat selon la convention collective des particuliers employeurs (IDCC 3239), faisons la paie et organisons les remplacements.
Sources
- Les services d’aide à domicile — pour-les-personnes-agees.gouv.fr (CNSA) (mis à jour le 25 août 2025)
- Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile — service-public.gouv.fr (vérifié le 15 avril 2026)
- Allocation personnalisée d’autonomie (Apa) — service-public.gouv.fr (consulté le 16 octobre 2026)
- Les aides des caisses de retraite — pour-les-personnes-agees.gouv.fr (CNSA) (mis à jour le 9 avril 2026)
