L’essentiel en 30 secondes
- Nous faisons en sorte que ce soit la même auxiliaire de vie, aux mêmes horaires, d’une semaine à l’autre.
- Elle fait avec lui plutôt qu’à sa place, pour préserver ce qu’il sait encore faire.
- Au début de la maladie, une équipe spécialisée Alzheimer peut intervenir sur prescription, entièrement prise en charge par l’Assurance maladie.
- L’APA peut financer une partie des heures ; le crédit d’impôt de 50 % sur le reste vous est versé l’année suivante.
Qu’est-ce que l’aide à domicile pour une personne atteinte d’Alzheimer ?
La maladie d’Alzheimer touche peu à peu la mémoire, l’orientation, le langage, puis l’autonomie. Des gestes autrefois simples, comme s’habiller, préparer un repas ou prendre ses médicaments à l’heure, deviennent difficiles. Avec une aide adaptée, beaucoup de personnes continuent pourtant à vivre chez elles pendant des années, entourées de ce qu’elles connaissent. L’auxiliaire de vie fait avec votre proche plutôt qu’à sa place, pour préserver ce qu’il sait encore faire : c’est aussi une question d’estime de soi.
Ce que fait l’auxiliaire de vie au quotidien
L’aide à domicile peut couvrir toutes les tâches du quotidien : lever, toilette, repas, courses, coucher, entretien du logement et du linge. Mais avec une personne atteinte d’Alzheimer, la manière de faire compte autant que ce qui est fait.
La Haute Autorité de santé recommande de suivre les habitudes de la personne (son rythme, ses rituels, sa façon de se lever, de faire sa toilette, de prendre ses repas), d’écouter ses souhaits comme ses refus, et de garder le lien avec elle quel que soit le stade de la maladie.
- Rappel des rendez-vous et des moments de prise des médicaments préparés
- Présence et réassurance en cas d’angoisse ou de désorientation
- Transmissions écrites à la famille après chaque passage

Garder des repères stables
Votre proche se sent plus en sécurité quand ses journées se ressemblent. C’est pourquoi nous faisons en sorte que ce soit la même auxiliaire, aux mêmes horaires, d’une semaine à l’autre, avec le même ordre des gestes à la toilette et au repas.
L’auxiliaire apprend à connaître votre proche avec vous : ses goûts, son histoire, les gestes qui le rassurent, ce qui l’apaise et ce qui l’agite. Tout cela est noté, pour qu’en cas d’absence, la personne qui la remplace sache comment s’y prendre.
Communiquer avec une personne atteinte d’Alzheimer
La façon de parler change beaucoup le quotidien. Une voix calme rassure ; une contradiction ou une question qui met en difficulté inquiète. Quelques principes simples aident l’auxiliaire, comme toute la famille.
- Rester calme et rassurant, même face à la répétition.
- Utiliser des phrases courtes, une information à la fois.
- Écouter et reconnaître l’émotion, même si les faits sont confus.
- Proposer plutôt qu’imposer, laisser le temps de répondre.
Les signes qui doivent faire consulter
La maladie s’installe lentement. Si vous remarquez l’un de ces signes, parlez-en au médecin traitant : il pourra orienter vers une consultation mémoire. Seul un médecin peut poser le diagnostic.
- Oublis des faits récents, questions répétées.
- Désorientation dans le temps ou dans des lieux connus.
- Difficultés à trouver ses mots.
- Décisions inhabituelles, difficultés à gérer l’argent ou les papiers.
- Changements d’humeur : anxiété, repli, irritabilité.
Les soins et les dispositifs qui s’ajoutent à l’aide à domicile
Plusieurs professionnels de santé suivent la maladie : médecin traitant, infirmier libéral ou SSIAD (sur prescription), kinésithérapeute, orthophoniste, ergothérapeute. L’aide à domicile vient à côté d’eux, pour les gestes de tous les jours.
Au début de la maladie, à un stade léger ou modéré, une équipe spécialisée Alzheimer (ESA) peut intervenir sur prescription médicale : 12 à 15 séances au maximum sur 3 mois, entièrement prises en charge par l’Assurance maladie. Elle aide à maintenir l’autonomie et à améliorer la relation entre la personne et son aidant. L’accueil de jour propose aussi un accompagnement individualisé quelques jours par semaine et peut être intégré au plan d’aide de l’APA.

Soutenir les proches aidants
Accompagner un proche atteint d’Alzheimer est épuisant, et il n’y a aucune honte à le dire. Partout en France, des plateformes d’accompagnement et de répit informent et soutiennent les aidants. Elles peuvent organiser des temps de répit, par exemple une aide à domicile pendant une demi-journée ou plus, et vous orienter vers un accueil de jour ou un hébergement temporaire.
Les associations de familles, comme France Alzheimer, proposent des groupes de parole et des formations pour les aidants. Les heures d’auxiliaire de vie peuvent aussi être placées pour vous libérer du temps, à heure fixe chaque semaine : un moment à vous, l’esprit tranquille.
Un logement plus sûr et plus facile à vivre
Le domicile reste le lieu le plus rassurant, à condition de l’adapter peu à peu. La Haute Autorité de santé rappelle que le cadre de vie doit être réorganisé et sécurisé avec l’accord de la personne ou de son proche aidant, selon l’évolution des troubles. Une ergothérapeute, par exemple celle d’une équipe spécialisée Alzheimer, peut conseiller sur l’aménagement.
Au fil des passages, l’auxiliaire vous signale ce qu’elle remarque : un objet dangereux à portée de main, la porte d’entrée restée ouverte, une plaque de cuisson oubliée, un risque de chute dans la salle de bain. Si votre proche sort seul et risque de se perdre, des dispositifs de géolocalisation existent, et l’APA peut aider à les financer.
Laisser chaque objet à sa place habituelle aide votre proche à se repérer : un logement trop rangé ou réorganisé peut au contraire le désorienter. Des détecteurs de mouvement ou une plaque de cuisson sécurisée limitent aussi les risques.
- Éclairage la nuit entre la chambre et les toilettes
- Tapis retirés, barres d’appui dans la salle de bain
- Repères visuels : étiquettes, photos, calendrier bien visible
- Médicaments rangés hors de portée, préparés à l’avance
Les aides pour financer l’accompagnement
Après 60 ans, l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) du Département finance une partie des heures d’aide à domicile, selon le degré de perte d’autonomie et les revenus. Avant 60 ans, la prestation de compensation du handicap (PCH) peut être demandée à la MDPH. La maladie d’Alzheimer peut aussi être reconnue en affection de longue durée par le médecin traitant, pour la prise en charge des soins.
Sur ce qui reste à payer, le crédit d’impôt de 50 % des services à la personne s’applique. Avec l’APA ou la PCH, il vous est versé l’année suivante. Quand la dépendance progresse, le Département peut réévaluer le plan d’aide de l’APA, et nous revoyons avec vous l’organisation des heures.
Autres questions
Existe-t-il une aide à domicile spécialisée Alzheimer ?
Les équipes spécialisées Alzheimer (ESA) interviennent sur prescription médicale, au début de la maladie, pour des séances de réadaptation. Pour le quotidien, chez ColombAge, nous choisissons une auxiliaire de vie qui a l’expérience des troubles de la mémoire.
Sources
- Vivre à domicile avec la maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée — pour-les-personnes-agees.gouv.fr (mis à jour le 1er juillet 2025) (consulté le 16 octobre 2026)
- Les équipes spécialisées Alzheimer (ESA) — pour-les-personnes-agees.gouv.fr (consulté le 16 octobre 2026)
- Les plateformes d’accompagnement et de répit — pour-les-personnes-agees.gouv.fr (consulté le 16 octobre 2026)
- Maladies neurodégénératives : adapter ses pratiques pour accompagner les personnes à domicile — has-sante.fr (18 novembre 2020) (consulté le 16 octobre 2026)
- L’accompagnement — Fondation Alzheimer (ALD n° 15, APA, PCH) (consulté le 16 octobre 2026)
- France Alzheimer et maladies apparentées — association nationale de familles (consulté le 16 octobre 2026)
