L’essentiel en 30 secondes
- Elle fait les courses avec votre proche, ou seule à partir d’une liste préparée ensemble, et note chaque dépense dans le cahier de liaison.
- Elle repère les signes de dénutrition (assiettes pleines, perte de poids, frigo vide) et vous prévient.
- L’APA peut financer une partie des heures, et la moitié du reste vous est remboursée par le crédit d’impôt, courses comprises.
- Avec ColombAge, vous restez l’employeur : nous gérons le contrat, la paie et les remplacements.
Qu’est-ce que l’aide aux courses et aux repas ?
Avec l’âge, l’appétit baisse souvent, l’envie de cuisiner aussi, et rapporter les sacs de courses devient pénible. Pourtant, continuer à bien manger aide à éviter la dénutrition, les chutes et la fatigue. Les pouvoirs publics comptent d’ailleurs l’aide aux courses, la préparation et l’aide à la prise des repas parmi les interventions d’aide à domicile.
Aide aux repas ou portage de repas : quelle différence ?
Le portage de repas est un service de livraison : chaque semaine, vous choisissez les menus et le nombre de repas, puis les plateaux arrivent à la porte, le plus souvent à réchauffer. Certaines communes le proposent, comme des services d’aide à domicile ou des organismes privés.
L’aide aux repas par une auxiliaire de vie, elle, est un accompagnement humain. Elle cuisine chez votre proche avec des produits frais, avec lui s’il en a envie, partage parfois le repas et veille à ce qu’il mange et boive assez.

Les courses, avec votre proche ou pour lui
Si votre proche aime encore sortir, l’auxiliaire l’accompagne à pied au marché, au supermarché ou chez les commerçants du quartier. Elle porte les sacs, l’aide à retrouver ses produits et prend le temps d’attendre s’il discute avec un commerçant : la sortie compte autant que les achats.
S’il ne peut plus se déplacer, elle fait les courses à sa place, à partir de la liste et des menus de la semaine préparés ensemble. Elle respecte ses marques, son budget et ses régimes, jusqu’au yaourt qu’il préfère. Au retour, elle range tout, vérifie les dates, nettoie le réfrigérateur et note les dépenses dans le cahier de liaison, ticket de caisse et monnaie à l’appui.

La préparation et la prise des repas
L’auxiliaire cuisine des plats simples et faits maison, avec les recettes que votre proche aime. Elle peut préparer le déjeuner sur place et laisser le dîner prêt à réchauffer. S’il a du mal à couper ou à avaler, elle adapte la texture pour éviter les fausses routes : morceaux coupés, purées, plats mixés.
Pendant le repas, elle peut s’asseoir à table et l’aider à manger, sans faire à sa place quand ce n’est pas nécessaire. Elle lui propose à boire régulièrement, surtout l’été.
Régimes et signes d’alerte
L’auxiliaire suit les consignes écrites du médecin ou du diététicien : sans sel, diabète, textures modifiées, allergies. Elle ne décide pas elle-même d’un régime ; elle applique ce qui est prescrit et signale ce qui coince.
C’est souvent elle qui voit la première que quelque chose change. Les signes ci-dessous peuvent annoncer une dénutrition : elle les note, et nous en parlons avec vous pour adapter l’aide ou prévenir le médecin.
- Assiettes qui reviennent pleines
- Perte de poids ou vêtements qui flottent
- Produits périmés ou réfrigérateur vide
- Oubli des repas, troubles de la mémoire
- Difficultés à mâcher ou à avaler
Pour qui ?
En plus des situations présentées plus haut, ce service convient aux personnes âgées qui vivent seules et mangent de moins en moins, ou qui ne peuvent plus rester longtemps debout devant les fourneaux. Il rassure aussi les familles qui habitent loin : savoir qu’une personne de confiance fait les courses et partage le déjeuner deux ou trois fois par semaine, ça change beaucoup de choses.
Le repas n’est pas qu’une affaire d’assiette. Manger accompagné, à heure fixe, à une table bien mise, aide beaucoup de personnes âgées à retrouver l’appétit. C’est souvent toute la différence entre un plateau à peine touché et un repas terminé.
Comment financer l’aide aux courses et aux repas ?
L’APA à domicile peut financer des heures d’aide pour les courses et les repas, ainsi que des frais de livraison de repas, si votre proche a 60 ans ou plus et qu’il est classé en GIR 1 à 4. En GIR 5 ou 6, sa caisse de retraite peut proposer des heures d’aide à la préparation des repas ou de livraison de courses. Le département ou certaines communes participent aussi au portage de repas, selon l’âge et les ressources.
La préparation de repas à domicile, temps de courses compris, ouvre droit au crédit d’impôt de 50 % sur ce qui reste à votre charge, dans la limite de 12 000 € par an, majorés de 1 500 € par membre du foyer de plus de 65 ans, sans dépasser 15 000 €. Avec l’APA ou la PCH, il n’y a pas d’avance immédiate : le crédit d’impôt est versé l’année suivante.
Pour le portage de repas, seule la livraison ouvre droit au crédit d’impôt, et à condition de faire partie d’une offre de services à domicile : le prix des repas eux-mêmes n’y ouvre pas droit. La facture doit donc séparer les deux.
Avec une agence mandataire agréée d’aide à domicile comme ColombAge, vous restez l’employeur de l’auxiliaire de vie, et vous gardez le choix de la personne qui vient chez votre proche. De notre côté, nous la recrutons, préparons le contrat selon la convention collective des particuliers employeurs (IDCC 3239), faisons la paie et organisons les remplacements.
Sources
- Les services d’aide à domicile — pour-les-personnes-agees.gouv.fr (CNSA) (mis à jour le 25 août 2025)
- Le portage de repas à domicile — pour-les-personnes-agees.gouv.fr (CNSA) (mis à jour le 12 juin 2025)
- Dénutrition : comment veiller à une bonne alimentation ? — pour-les-personnes-agees.gouv.fr (CNSA) (mis à jour le 20 janvier 2025)
- Allocation personnalisée d’autonomie (Apa) — service-public.gouv.fr (consulté le 16 octobre 2026)
- Les aides des caisses de retraite — pour-les-personnes-agees.gouv.fr (CNSA) (mis à jour le 9 avril 2026)
- Personne âgée : aide financière pour payer le portage des repas — service-public.gouv.fr (consulté le 16 octobre 2026)
- Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile — service-public.gouv.fr (vérifié le 15 avril 2026)
